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L’EAU

Vital pour l’homme : L’eau

« La biologie est pour la plus grande part la science de l’eau »
Fred VLÈS

Bien qu’elle nous paraisse familière et que sa structure chimique « H2O » soit connue depuis longtemps, l’eau reste encore aujourd’hui un mystère sur le plan scientifique.

Suite à un constat évident, nous souhaitons tous vivre le plus possible en bonne santé.
Pour cela nous faisons attention à notre alimentation ainsi qu’à notre hygiène de vie physique et mentale.
Cependant, un certain nombre de facteurs, pourtant essentiels, nous échappent, notamment la qualité de l’eau que nous ingérons quotidiennement pour la boisson ou pour préparer sa tisane, son thé, son café.
Mais aussi et surtout, nous oublions l’importance de l’eau que nous utilisons pour cuire nos aliments comme la pomme de terre, le riz…

La pollution de plus en plus grande est également présente dans l’eau de forage, dans l’eau en bouteille plastique ainsi que dans les eaux des villes.

Pourtant, nous sommes constitués, selon les âges, de 70 % d’eau en moyenne si l’on raisonne en termes de « masse ».
Par contre, à l’intérieur d’une cellule humaine, l’eau représente 99 % en « nombre ».
Cela signifie qu’il faut compter 99 molécules d’eau à l’intérieur de cette cellule avant de trouver un autre élément qui ne soit pas de l’eau.

Dans un livre de biologie de 5000 pages, 10 pages seulement sont consacrées à l’eau, et sur sept années de médecine généraliste, un médecin n’a reçu que deux heures de cours dispensées sur l’eau !

Ensuite, quand nous regardons le nombre de livres impressionnants publiés sur la nutrition et tous ceux, certes moins nombreux, écrits sur l’eau, mais quand même conséquents, nous nous apercevons que pratiquement aucun de ces livres ne parle « d’eau en nutrition ».

Aujourd’hui, c’est une évidence, cette eau doit être regardée d’une manière plus subtile.

Les minéraux de l’eau

L’eau a des vertus intéressantes pour ce qu’elle emporte lors de son élimination.
Non pas pour ce qu’elle apporte.

L’être humain assimile uniquement des minéraux organiques.
Ces minéraux sont dotés d’une structure moléculaire dissymétrique et dévient le plan de polarisation de la lumière. On dit qu’ils sont actifs.

Par contre, les minéraux de l’eau, eux, ont une structure moléculaire symétrique, ils ne dévient pas le plan de polarisation de la lumière et sont inactifs (inertes).

Pourtant, il est souvent affirmé que les minéraux des eaux (quelles que soient leurs origines) sont bons pour la santé.
Ce n’est pas du tout le cas, car en biologie, il existe deux grandes classifications d’êtres vivants :

  1. Les autotrophes comme les plantes et les micro-organismes, qui parviennent à assimiler directement les minéraux.
  2. Les hétérotrophes comme l’homme ou l’animal qui sont incapables d’assimiler directement les minéraux s’ils ne sont pas transformés au préalable par les plantes et les végétaux comme les fruits, les céréales et les légumes.

Le Docteur Damoor a démontré, dès 1917, que lorsque l’on perfuse un rein sain avec de l’eau chargée en minéraux, celui-ci gonfle et sa membrane rénale se ferme aux échanges.
En revanche, si on perfuse par la suite ce même rein avec de l’eau pure, celui-ci dégonfle et sa membrane rénale se ré-ouvre, permettant ainsi l’élimination des toxines.

Le Prix Nobel Otto WARBURG a aussi démontré le mécanisme du cancer par perturbation de la pression osmotique extracellulaire, ainsi que la fermentation du sucre dans le sang.

Joseph Orszagh[1] montre que les ions calcium de nature minérale que nous absorbons avec de l’eau fortement minéralisée n’interviennent pratiquement pas dans les équilibres calciques et magnésiens du métabolisme.

Leur rôle est purement électrolytique et ils influencent défavorablement les flux énergétiques des cellules.
Heureusement, l’organisme a de nombreux mécanismes de défense pour faire barrage à la pénétration du calcium minéral au niveau cellulaire.
Ce barrage est assuré, entre autres, par le bon fonctionnement des reins.
La consommation prolongée d’eaux fortement minéralisées finit par altérer la fonction rénale et provoquer des troubles variés.

Néanmoins, dans la nature, aucune loi n’est immuable et l’observation nous montre que les personnes qui ont un potentiel puissant ont la capacité d’exécuter la conversion pour assimiler une partie des minéraux de l’eau.

En conclusion l’eau de boisson doit être peu minéralisée.

Potabilité de l’eau

Pour mieux comprendre l’eau du robinet, il est nécessaire de revenir à la source (si je puis m’exprimer ainsi) et donc de comprendre quels sont les critères de contrôle de l’eau de distribution.
La législation européenne propose soixante-trois paramètres pour décréter si une eau est potable ou non.

En France, nous consommons chaque année 100 000 tonnes de pesticides et 3,4 millions de tonnes d’engrais chimiques auxquelles s’ajoutent 100 000 tonnes de médicaments et cosmétiques.

Nous savons que 90 % des médicaments ingérés quittent l’organisme intacts et retournent dans les eaux de traitement.
De par leurs très petites tailles, ces toxiques ne peuvent être complètement éliminés par les stations d’épuration.

Si nous comparons à présent les soixante-trois paramètres de contrôle aux 10 000 substances chimiques qui constituent ces différents polluants, il est facile de comprendre qu’une eau peut être reconnue officiellement irréprochable tout en étant sérieusement polluée.

De plus, la norme française relative à la présence de nitrates dans l’eau dite « potable » était autrefois de 0 mg par litre.
Il y a 50 ans, elle est passée à 25 mg/L.
Elle est aujourd’hui fixée à 50 mg/L, sachant que L’OMS propose un maximum de 10 mg/L !

Sans compter que depuis février 2011, la D.G.S. (Direction générale de la Santé) a autorisé cinq fois plus de pesticides dans l’eau du robinet.

Aujourd’hui, l’eau est un facteur de nos maladies modernes.

Beaucoup de personnes pensent qu’en faisant bouillir l’eau du robinet, ils éliminent les éléments nocifs qu’elle contient.
C’est partiellement faux, car si cette méthode détruit bien les microbes, elle concentre hélas des éléments indésirables.
Le calcaire se transforme en tartre sous l’effet de la chaleur, se déposant ainsi sur les aliments puis dans notre organisme et l’encrasse.
De plus, l’eau du robinet utilisée n’est pas toujours de l’eau bouillie : rinçage des salades, des légumes, etc.
Des travaux scientifiques publiés dans un article de la revue « la recherche » ont démontré que l’eau se recontamine après les stations de traitement dans les tuyaux d’adduction.

D’autres expériences scientifiques ont également démontré que l’eau du robinet nuit à une bonne assimilation des aliments.
Ceci est évident dans la mesure où les produits de traitement de l’eau ont pour but de détruire les microbes et bactéries dans les canalisations et ont donc le même effet destructeur sur la flore intestinale.

Des vérifications ont été entreprises sur des animaux d’élevage divisés en deux groupes, nourris de la même façon, mais buvant dans le premier groupe, de l’eau pure et dans le second de l’eau du robinet.
Il a été constaté que les selles des animaux buvant de l’eau du robinet contenaient beaucoup de protéines, de vitamines et de sels minéraux qui n’avaient donc pas pu être assimilés.
A contrario, les animaux buvant de l’eau pure avaient des selles très différentes, sans perte de ses éléments vitaux.

Quant à L’eau en bouteille, le plastique contenant cette eau produit du PET (polyéthylène téréphtalate) qui libère de l’antimoine (minéral proche de l’arsenic).

Il y a également une libération de perturbateurs endocriniens qui dérèglent notre système immunitaire et hormonal.
Une étude récente de deux chercheurs allemands[2], Martin Wagner et Jörg Oehlman, de l’université Goethe basée à Francfort, a démontré une interaction sur les fonctions sexuelles et reproductrices de l’homme.
Travaux confirmés le 21 avril 2009 dans le journal « Le Figaro » par le Pr René HABERT de l’université Paris-VII ainsi que Gilles HUSSON, président de l’Association scientifique européenne pour l’eau et la santé.

Un autre inconvénient de ces eaux en bouteilles est qu’elles sont généralement alcalines avec un taux de résidu sec compris entre 250 et 500 mg/litres, sachant que ce taux devrait être compris entre 20 et 150 mg/litre si l’on se fie aux conclusions du Professeur Vincent (ci-dessous).

La bio-électronique du Professeur Vincent

En s’intéressant à la bioélectronique du Professeur Louis Claude Vincent, il est facile de se rendre compte que l’eau est réellement un facteur de santé ou de maladie.
Ce scientifique français a déterminé plusieurs facteurs qui permettent de sélectionner l’eau convenant le mieux à la santé. Ces facteurs sont le pH, le rH2 et la résistivité.

Sa conclusion est que l’eau doit être la plus pure possible de manière à rétablir l’équilibre du terrain biologique et assurer ainsi une parfaite élimination des toxines.

Le Pr Vincent a montré que les maladies de civilisation se développent dans des terrains biologiques caractérisés par un sang :
trop alcalin
trop oxydé
trop chargé en toxines
.

Le pH de l’eau et la santé

L’abréviation pH signifie « potentiel Hydrogène ». Il mesure l’acidité ou l’alcalinité d’un liquide.

La baisse d’une unité de pH implique que l’acidité est multipliée par un facteur 10.
Ainsi, une boisson de pH 6 est dix fois plus acide qu’une boisson de pH 7 ; une boisson de pH 5 est 100 fois plus acide qu’une boisson de pH 7.

Comme l’explique le Dr vétérinaire Hervé JANECEK, l’expérience de l’élevage des animaux nous indique le bon chemin :

En effet, le porc, qui est le modèle physiologique le plus proche de l’être humain, est couramment alimenté avec une eau à pH 6 afin d’acidifier le bol alimentaire et donc le contenu du côlon.
Le but est d’empêcher, durant la vie de l’animal, la prolifération des germes intestinaux de type salmonella, clostridium ou colibacillus.
Dans ce cas, les bactéries lactiques réparatrices de la muqueuse et anabolisantes, de type bifidus et lactobacillus, sont favorisées.
Il n’y a donc pas de risque de maldigestion ou de malabsorption.

Il en est de même pour l’homme, bien sûr, quand il boit régulièrement une eau avec un pH entre 6,5 et 7.
Sa flore colique anaérobie abritera beaucoup de bactéries bifides et des lactobacilles bénéfiques.

À l’inverse, si l’homme boit régulièrement une eau à pH 7,5 voire plus, des proliférations virales et/ou bactériennes indésirables (clostridies ou colibacilles…) peuvent survenir.

Il faut donc boire légèrement acide pour entretenir une flore intestinale favorable.

D’après le Professeur Lautie, une eau légèrement acide (pH inférieur à 7) est indispensable pour qu’elle remplisse convenablement son rôle de catalyseur de la quasi-totalité des réactions biochimiques de la digestion et participe à une bonne assimilation des vitamines, oligo-éléments, sels minéraux et protéines des aliments.

Les Drs Pierre BROCQ, Jean VERNE et Paul ROTH[3] du Muséum de Paris ont réalisé des expériences dans les années 1950 sur l’influence de l’eau dans les pathologies cancéreuses.
Dans une communication à la Société de Biologie, ils ont présenté les résultats obtenus.
Il s’agissait d’étudier l’évolution de tumeurs cancéreuses[4] greffées sur des lapines, en fonction de l’eau consommée.

  • Les souris buvant de l’eau à pH 7,5 et 8,5 ont développé un cancer au bout de 5 mois.
  • Il n’a été constaté aucune évolution tumorale sur celles buvant de l’eau à pH 4,5.

L’année suivante, ils ont mené des expériences comparables[5] sur des lapines ayant reçu des implants cancérigènes[6].
Divisées en 3 groupes, ces lapines ont bu de l’eau à pH 4,5, pH 7,5 et pH 8,5. Au bout de 5 mois, toutes les lapines avaient développé un cancer, excepté celles consommant de l’eau à pH 4,5, donc acide.

 Ces médecins montrent que l’adjonction de substances alcalines au régime alimentaire provoque, chez les lapines ayant reçu une importante surcharge œstrogénique exogène, l’apparition de tumeurs, alors que l’acidification du régime ne le permet pas.

Ils conclurent que le pouvoir tumorigène d’implants cancérigènes ne s’exerce qu’en milieu alcalin.

L’eau peut donc, en fonction de sa qualité, contribuer dans une large mesure au développement de maladies ou être au contraire un puissant facteur de retour et de maintien de la santé. 

Le rH2 ou potentiel d’oxydoréduction

Ce paramètre mesure le pouvoir oxydant ou réducteur de l’eau. C’est un facteur électrique.

Les produits de traitement de l’eau (chlore ou brome) sont extrêmement oxydants ce qui peut mettre notre flore intestinale en danger.

Le rH2 idéal d’une eau doit être compris en 24 et 28, car c’est dans cette plage qu’elle est bonne à boire.

  • En milieu réducteur, donc inférieur à 24, cela devient une eau stagnante où les conditions anaérobies de putréfaction et de fermentation favorisent la prolifération bactérienne.
  • En milieu oxydant, donc supérieur à 28, nous entrons dans le domaine des eaux dites « potables », où la désinfection de ces eaux par le chlore devient nécessaire, car c’est le domaine de prédilection des virus.

Pour information, le rH2 de l’eau du robinet est en général supérieur à 28.

La résistivité 

Elle correspond à la pureté de l’eau ainsi qu’à la capacité du rein à éliminer des substances.

Les recherches des Professeurs Vincent et Richard ont permis d’établir que les reins fonctionnent suivant des principes d’osmose et de contre-osmose.
Ainsi, il est nécessaire de boire de l’eau pure à très haute résistivité pour éliminer correctement les toxines et ainsi purifier le sang.

La pureté de l’eau s’exprime en ohms. Plus l’eau est pure et plus le nombre d’ohms est élevé.
Selon ces Professeurs, la résistivité de l’eau doit être supérieure à 8 000 ohms pour assurer un fonctionnement rénal optimum.

La résistivité de la quasi-totalité des eaux en bouteille est comprise entre 500 et 5 000 ohms du fait d’une forte teneur en minéraux inassimilables par l’organisme.

Pour information, la résistivité de l’eau osmosée (cf. paragraphe « filtration par osmose ») se situe vers les 30 000 ohms.

Le tableau ci-dessus nous montre, en gras, les eaux bénéfiques à la santé humaine, comme l’eau osmosée, l’eau de Mont Roucous, l’eau de Montcalm, l’eau de Volvic.

L’eau peut donc, en fonction de sa qualité, contribuer dans une large mesure au développement de maladies ou être au contraire un puissant facteur de retour et de maintien de la santé.

Filtration par osmose inversee

L’osmose

Son principe a été découvert en 1823 par le physicien français René Dutrochet, membre de l’académie des Sciences.
Celui-ci a mis en contact deux solutions de concentrations différentes, séparées par une membrane semi-perméable avec, d’un côté une eau peu salée, et de l’autre une eau très salée.
Il a démontré que le liquide de la solution la moins salée passe à travers cette membrane jusqu’à ce que la concentration en sel soit identique entre les deux solutions.

La pression d’équilibre ainsi créée entre les deux solutions s’appelle la pression osmotique.

Tout ce qui vit utilise en permanence ce principe d’osmose :

  • Les plantes pompent l’eau dans le sol par osmose ce qui permet la photosynthèse nécessaire à leur alimentation.
  • L’oxygène des poumons passe dans le sang suivant ce même principe.

L’osmose inverse

On utilise la pression de l’eau du robinet qui est supérieure à la pression osmotique et l’on obtient ainsi exactement l’effet inverse de l’osmose.
Nous n’avons donc plus une concentration identique entre les deux liquides, mais au contraire la séparation entre l’eau pure d’un côté, et tous les éléments qu’elle contenait de l’autre.

Cette technique a été mise au point par les scientifiques de la NASA pour recycler l’eau consommée et éliminée par les cosmonautes lors des vols spatiaux.
Ce procédé nécessite l’utilisation d’une membrane ne laissant passer que les molécules d’eau et un peu de minéraux.
Elle filtre ainsi presque tous les éléments indésirables qu’elle contient.
De plus, cette membrane élimine en moyenne 95 % de la majorité des contaminants de l’eau comme le chlore, les nitrates, les pesticides, le calcaire, les minéraux inassimilables par l’organisme ainsi que les métaux lourds même lorsqu’ils sont à l’état atomique.

Seules les molécules de l’eau s’infiltrent, par pression osmotique, à travers les micros perforations de la membrane.

Ce procédé est la seule méthode qui apporte une solution efficace au problème sans cesse croissant de la pollution de l’eau.
Elle est d’ailleurs recommandée par l’OMS.
Ce système de purification présente de nombreux avantages, notamment celui de donner une eau en accord avec la bioélectronique du Pr Vincent.

Elle est donc à recommander pour l’eau de boisson et pour la cuisine.

L’eau alcaline et ionisée

 Le Japon est le seul pays où le Ministère de la Santé a donné une licence aux générateurs d’EAR (eau alcaline réduite) comme appareils médicaux.

Des essais ont été réalisés en hôpital uniquement chez des sujets opérés. Il a été constaté que cette eau prise sur des courtes périodes a amélioré les troubles digestifs, les colites chroniques, l’acidité stomacale et l’élimination des gaz.

 De là à dire que ce type d’eau doit être bu pendant toute une vie me paraît dangereux.

Comme nous l’ont montré le Professeur Lautie, les Docteurs Brocq P, Verne J et Roth P, les caractéristiques d’une eau conforme à la santé et anticancéreuse ne peuvent avoir un pH alcalin.

Rappelons que le pH stomacal, toujours acide, est nécessairement variable pour assurer les besoins de la digestion.
Il se situe aux alentours de pH 2. La consommation d’eau alcaline, à pH 8 ou 9 ou plus, augmente le pH de l’estomac et va perturber fortement la digestion correcte du bol alimentaire.

De plus, le système de filtration des appareils d’eau alcaline n’est pas suffisamment performant, car il est en ultrafiltration (0,01 mm) alors que l’osmose inverse est en nanofiltration (0,000 1 mm).

Quelle eau devons-nous boire ?

En résumé, comme nous venons de le voir précédemment, l’eau doit avoir :

  • Un pH compris entre 6 et 7
  • Un rH2 compris entre 24 et 28
  • Une résistivité qui doit être supérieure à 8000 ohms
  • Un taux de résidus secs compris entre 20 et 150 ppm

Ce qui correspond aux eaux de :

  • Volvic
  • Mont Roucous
  • Rosée de la Reine
  • Montcalm
  • Eau filtrée par osmose inverse

À quel moment boire ?

La façon de boire au cours de la journée a un impact méconnu sur notre santé. Il est donc intéressant d’en comprendre les raisons.

Pour commencer, l’expérience du Dr Ivan PAVLOV a démontré que dès l’instant où l’on pense à manger, notre organisme produit des sucs digestifs dans l’estomac ainsi que de l’acide chlorhydrique.
Dans le début de l’intestin grêle, appelé le duodénum, arrivent des sucs biliaires et pancréatiques.

Ensuite, comme l’a bien expliqué le Dr Georges POURTALET, notre santé dépend avant tout de la quantité de sucs bilio-pancréatiques intacts, qui sont des tueurs, parvenant dans le gros intestin ou colon.

Il ne faut donc pas boire en début de repas.
Il est préférable de boire une quantité d’eau raisonnable pendant les trois principaux repas entre le milieu et la fin du repas.
De plus, en buvant pendant les repas, le corps peut ainsi quantifier l’eau consommée et donc libérer une quantité harmonieuse de sucs digestifs pour exercer une digestion adaptée.

On peut également boire entre 1 heure et 1 h 30 avant les repas du midi et du soir, c’est-à-dire vers 11 et 18 heures si l’on en ressent le besoin.
Ces moments sont à privilégier, car nous sommes en fin de digestion du repas précédent, moment où il n’y a quasiment pas de sucs digestifs présents dans le tube digestif ni de sécrétions.
De plus à 18 h, c’est l’heure d’un éventuel goûter de fruits, et les fruits ne se digèrent pas dans l’estomac, mais dans le grêle.
Il n’y a donc pas de production d’acide chlorhydrique.

Pour s’hydrater en dehors des repas, il est bon de laisser passer au moins les deux premières heures de digestion avant de commencer à boire.

Ces recommandations sont à individualiser surtout chez la personne âgée qui perçoit plus difficilement la soif.

Quelle quantité d’eau boire et à quelle température ?

La nutrition joue un rôle méconnu sur les besoins hydriques de l’organisme. Plus un organisme sera intoxiné par une mauvaise alimentation et plus la digestion sera perturbée.
Cette mal-digestion aura comme conséquence une production anormale de déchets supplémentaires.
L’organisme augmentera donc ses besoins hydriques pour éliminer toutes ces toxines.

Certains milieux et ouvrages à la mode préconisent de boire sans soif et de plus à jeun le matin 1 à 2 grands verres d’eau froide ou chaude.

Mon avis est contraire à ces préceptes, car le cœur propulse chaque jour, selon la corpulence de l’individu, de 10 à 15 000 litres de sang et, si l’on boit trop par rapport aux besoins de l’organisme, le volume de sang circulant sera augmenté. Or, la volémie augmentée signifie que le travail du cœur sera plus important. Comme l’a précisé Robert Masson, en admettant seulement une augmentation de 10 % d’eau, le cœur propulsera dans la journée de 1000 à 1500 litres de sang en plus.
Nous comprendrons que le fait de boire beaucoup trop d’eau par rapport à nos besoins peut abîmer le cœur.

Notre organisme a un système très performant de régulation de nos réserves d’eau, il est donc nécessaire de boire à sa soif et d’observer ses urines qui doivent être jaune paille.

En ce qui concerne la température, comme l’explique le Dr Marco Francisco PAYÁ-TORRES[7], l’eau chauffée au-dessus de 40 ° transforme sa structure moléculaire en RADICAUX HYDROXYLES et de ce fait n’est plus hydratante.

L’ingestion d’eau froide sortant du réfrigérateur, en arrivant dans l’estomac, va spasmer les muqueuses gastriques et par ce biais limiter la production d’enzymes digestives et d’acide chlorhydrique entraînant ainsi une mal-digestion.

L’idéal est de boire de l’eau « chambrée », à température avoisinant les 18 °, par petites gorgées et en la salivant pour l’amener à la température de l’organisme.

Conditions particulières pour hydrater la cellule humaine

Une partie de l’eau que nous ingérons sert à hydrater individuellement nos milliards de cellules.
Pour y pénétrer, l’eau doit traverser l’enveloppe de la cellule que l’on nomme la membrane plasmatique.
Cette membrane plasmique est essentiellement composée d’acides gras dont 60 % de saturés, 30 % de cholestérol et 10 % d’insaturés.
Ces derniers facilitent la fluidité membranaire tandis que les acides gras saturés assurent la rigidité de la membrane.
C’est dans cette membrane plasmique que les aquaporines laissent pénétrer l’eau dans la cellule.
Les aquaporines sont des protéines, sortes de pores permettant à l’eau d’entrer et de sortir rapidement.
La perméabilité des aquaporines est directement liée à la fluidité membranaire donc aux acides gras essentiels.

Nous voyons ici l’intérêt majeur d’apport biquotidien d’acides gras insaturés que sont les oméga 3, 6 et 9, car l’organisme ne sait pas les synthétiser.

Pour la bonne perméabilité de la membrane plasmique, il est donc nécessaire aux repas du midi et du soir, d’ajouter à la vinaigrette de ses crudités, des huiles de bonne qualité.

Dans certains cas, je recommande également de se supplémenter avec des huiles riches en oméga 7 que l’on trouve dans l’huile d’argousier et dans l’huile de macadamia.
Veillez à cette recommandation chez les personnes âgées ou malades pendant les périodes de canicule pour éviter la déshydratation.

En conclusion, pour bien s’hydrater il faut consommer
de bonnes graisses !

[1] Chercheur en retraite de l’Université de Mons, Belgique

[2] Étude publiée dans la revue Environmental Science and Pollution Research

[3] BROCQ P ; VERNE J ; ROTH PC [1956] Influences d’un régime alcalin et d’un régime acide sur les effets de l’implantation de comprimés de di-hydrofolliculine chez la lapine. Ann. Endocrinol., Vol. 17 [1], pp 100-3

[4] En l’occurrence, ces tumeurs étaient provoquées par l’administration de 40 mg de benzoate d’œstradiol, une substance cancérigène.

[5] BROCQ P ; VERNE J ; ROTH PC [1957] Influences d’une interversion de régime : acide alcalin et alcalin acide, sur les effets de l’implantation de comprimés de di-hydro-folliculine chez la lapine. Bull. Acad. Natl. Med., Vol. 141 [11-12], pp 227-31.

[6] 70 mg de benzoate d’œstradiol.

[7] Dr Marco Francisco PAYÁ-TORRES, directeur médical des laboratoires Quinton.